temps réels
L’aéronautique française et européenne toujours en tête "21 juin 2010"
Les entreprises de la filière aéronautique ont surpassé en 2009 leurs concurrentes américaines dans la vente d’avions commerciaux.
L’an dernier, l’aéronautique française et européenne est à nouveau arrivée en tête dans la compétition qui les oppose à leur concurrente américaine, livrant 498 avions de plus de 100 places contre 481. Dès le milieu des années 80, l’Europe a pris l’avantage dans les « petits » appareils de 150 places en sortant l’Airbus A320 (le premier avion à commandes électroniques). Vingt ans plus tard, elle rivalise avec les Etats-Unis dans les jumbo jets avec l’A380 à deux niveaux. Et la filière a donné naissance dans l’intervalle à une véritable gamme (incluant les A330 et A340). L’aéronautique européenne est devenue incontournable : plus de 300 compagnies lui ont commandé 9500 appareils (dont 6500 A320), et 6.000 ont été livrés. Elles sont loin, les années 70 où moins de 10 avions par an sortaient des chaînes de Toulouse: depuis 2006, la production passe régulièrement le cap des 400 unités!
L’industrie aérospatiale européenne est, depuis quarante ans, un accélérateur déterminant pour l’emploi et la recherche technologique. Rien qu’en France, la filière emploie 157.000 personnes (secteurs civil, militaire et spatial confondus). Aujourd’hui, Airbus (filiale d’EADS) et ses partenaires font la course en tête au niveau mondial dans leurs spécialités… aussi bien dans la motorisation des avions (avec la Snecma, société du groupe Safran) que les systèmes électriques (avec Hispano-Suiza, également du groupe Safran), l’avionique (Thales) ou l’informatique de conception (Dassault Systèmes). Au point de devenir eux-mêmes des compétiteurs mondiaux, capables de remporter des contrats jusque… chez Boeing (comme Dassault Systèmes avec son logiciel Catia). Il en est de même avec ATR (avions de transports régionaux à turbopropulseur), Dassault Aviation (aviation d’affaires) et Eurocopter (hélicoptères) chacun dans leurs domaines, sans oublier les succès d’Ariane (avec Arianespace) dans le domaine spatial.
Crise et enjeux
Bien sûr, la crise qui n’épargne pas les compagnies aériennes, a touché la filière : 310 avions ont été commandés à Airbus l’an dernier, soit trois fois moins qu’en 2008 et 263 à Boeing. Mais compte tenu du portefeuille de commandes, l’activité ne devrait pas en souffrir.
Ainsi, l’année 2010 devrait tenir ses promesses, grâce notamment à la vente de 32 appareils A380 pour 11,5 millions d’euros à Emirates, la compagnie de Dubaï. L’avionneur européen enregistre ainsi le deuxième plus gros contrat de son histoire, dont les répercussions sont importantes pour les sous-traitants de la région Midi-Pyrénées, où est assemblé le long-courrier.
Le véritable enjeu de la filière aéronautique réside en effet dans la capacité des sous-traitants à faire face à l’émergence de concurrents très compétitifs, hors de la zone euro. La réponse passe par l’innovation technologique (16% du chiffre d’affaire de la filière sont consacrés à la R&D) et les regroupements (déjà engagés au niveau européen autour d’EADS et Thales, et de Safran au niveau français), afin de rester à la pointe de la technologie tout en bénéficiant d’économies d’échelles. Ce mouvement est également amorcé chez les équipementiers et les PME du secteur.
Des métiers plus « verts » pour une industrie plus forte "07 juin 2010"
L’économie française veut devenir la plus « verte » d’Europe en 2020 en portant à 23% la part de renouvelable dans sa consommation d’énergie. Et l’emploi va profiter de cette dynamique.
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Que l’on pronostique comme Valérie Létard, Secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat, la création de 600.000 emplois verts en dix ans ou un peu moins à cause de la crise, la dynamique est maintenant amorcée. Alors que bien des branches ont affiché des pertes nettes d’emplois en 2009, les éco-activités ont enregistré une croissance de 3% du nombre de postes.
Pour l’industrie, le développement durable est une véritable opportunité.
Dans la mécanique, on assiste déjà à des transferts de techniciens de l’aéronautique vers l’éolien, un secteur qui devrait quadrupler ses effectifs à 60.000 personnes d’ici à 2020. Certaines filières sont particulièrement porteuses, comme l’électrotechnique qui devrait créer 225.000 emplois en cinq ans. Dans le ferroviaire, secteur prioritaire du Grenelle de l’environnement, tous les métiers liés au tramway sont portés par le courant. D’autres filières s’adaptent comme l’automobile face au défi des motorisations hybride ou électrique.
La formation joue un rôle capital.
En réalité, plus qu’à l’émergence de nouveaux métiers, on va assister à une prise en compte du développement durable dans toutes les compétences, et y compris sur des métiers traditionnels, ceci dans l’industrie comme dans les autres secteurs d’activité.
Les énergies renouvelables vont être introduites dans les programmes des CAP et Bac Pro ; les IUT mettent en place des modules « développement durable » ; les écoles d’ingénieurs développent des spécialités liées à l’énergie. La formation continue répond aussi à ces nouveaux besoins. L’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a mis en place 180.000 stages l’an dernier. Elle anticipe la demande des entreprises ou répond à des démarches précises d’entreprises pour former par exemple un millier de réparateurs automobiles au retraitement des fluides frigorigènes.
Avec le recyclage, l’industrie économise les ressources de la planète "04 juin 2010"
Grâce au recyclage, les déchets sont devenus une ressource inépuisable !
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Dans l’industrie, le recyclage ne date pas d’hier.
L’éco-conception est la démarche qui vise à réduire l’impact environnemental d’un produit à chaque stade de sa vie, depuis sa création jusqu’à son recyclage, en passant par son utilisation. Ainsi, une démarche d’éco-conception implique l’optimisation de chacune de ces étapes au travers d’une vision globale et complète du cycle de vie du produit, ce qui conduit, par exemple, à concevoir des produits dans l’optique de faciliter leur recyclage. Ce terme a fait son apparition dès les années 1980 dans le secteur automobile. Au début de la décennie suivante, on estimait qu’une voiture pouvait être recyclée à 75%. Aujourd’hui, les constructeurs en sont à 90% de recyclage, et leur objectif est d’atteindre 95% pour 2015. Si l’on considère que, chaque année en France, environ 1,8 million de voitures partent à la casse, le gisement en tôles d’acier et plastiques de toutes sortes est gigantesque. Les batteries et accumulateurs doivent être triés séparément et confiés à un collecteur de déchets spécialement habilité. Le ramassage des huiles usagées (plus de 450.000 tonnes par an en France) implique aussi un agrément particulier. De la même manière, environ 400.000 tonnes de pneus sont récupérées chaque année dans l’Hexagone.
Le mouvement s’est étendu à toute l’industrie
Par exemple, la sidérurgie a mis au point le procédé Zewa (zéro déchet) financé par l’Union européenne pour récupérer le métal et le minerai de ses sous-produits, mais aussi des matières premières pour la fabrication de ciment ou la construction de routes. Ainsi, ce secteur économise de l’énergie, consomme moins de matières premières et réduit les émissions de CO2 dans l’atmosphère.
Autre exemple, le secteur électrique et électronique s’est lancé dans une démarche d’éco-conception et a mis en place, depuis les années 1990, un logiciel et des services destinés à accompagner les industriels de ce secteur dans leur volonté de limiter l’impact environnemental de leurs produits. Aussi, cette action forte a-t-elle atteint un double objectif : limiter très fortement l’impact environnemental des produits électriques et électroniques, et anticiper, voire accompagner les réglementations nationales et européennes tant au niveau de la vie des produits (étiquetage énergétique à destination des consommateurs pour les orienter vers les produits les plus sobres) que pour leur recyclage. En effet, les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) depuis 2005, font l’objet en France et en Europe d’une réglementation stricte. Alors que l’objectif consistait à récolter 4kg de DEEE ménagers par habitant, on a enregistré en 2009 une moyenne de 5,7 kg, soit 371.000 tonnes de déchets recyclés à plus 80%. Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer a fixé pour 2014 un nouvel objectif de 10 kg de DEEE ménager par habitant. Cette collecte, financée par l’éco-participation (contribution versée par les consommateurs sur l’achat de produits neufs), permet ainsi de récupérer et de réutiliser des matériaux toxiques pour l’environnement, comme le mercure, le chrome, le plomb…
Les Etats Généraux de l'Industrie : "Redonner au pays une ambition nationale pour l’industrie" "22 février 2010"
Après trois mois d'intenses travaux et une mobilisation sans précédent, les Etats Généraux de l'Industrie ont rendu public leur rapport définitif.
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Le rapport final identifie les secteurs d’avenir pour l’industrie française tels que les services et technologies de l'information, les énergies renouvelables, le transport et l'urbanisme durables ou encore les biotechnologies.
Retrouvez l'intégralité du rapport final ici
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L'industrie française donne ses ailes à « l'avion vert ». "22 février 2010"
« L’avion vert » incarne le projet d'avenir de l'industrie aéronautique française. Les bureaux d’étude d’Airbus planchent d’ores et déjà sur le successeur « vert » de l’A320 tandis que Safran et General Electric travaillent sur une nouvelle génération de moteurs moins consommateurs de carburant.
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C’est l'un des projets les plus ambitieux de l'industrie française et un formidable exemple de mutation industrielle. L’avion du futur représente un véritable saut technologique qui mobilise et mobilisera, dans les années à venir, tous les acteurs du secteur aéronautique.
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